Version française / Séminaires
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Jean-Baptiste GODON, Université Paris Nanterre
Publié le 9 février 2026
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Mis à jour le 9 février 2026
Littérature et pouvoir. Traduire la vie des écrivains russes et soviétiques du XXe siècle (mémoires, correspondances, journaux intimes)
Date(s)
le 21 mai 2026
Lieu(x)
Bâtiment Ida Maier (V)
Correspondance, journaux intimes, mémoires, les ego-documents représentent une partie substantielle de la production des écrivains russes et soviétiques du XXe siècle. Lorsqu’ils n’ont pas été saisis par les autorités, détruits par leurs auteurs, ou égarés par leurs héritiers, certains de ces écrits ont fait l’objet de volumineuses éditions critiques à l’époque soviétique et dans la Russie contemporaine. Dans un régime collectiviste, qui avait l’ambition d’exercer un contrôle total sur l’histoire des idées et de la littérature nationale, la mise au jour de la vie privée et des pensées intimes de ses intellectuels les plus éminents revêtait une fonction politique et idéologique à destination, notamment, du public étranger. L’étude des sources primaires produites par les écrivains russes et soviétiques en marge de leurs activités littéraires dévoile cependant, outre les coulisses de leur processus de création, une vision du monde et de leur siècle qui ne correspond qu’imparfaitement à l’image forgée par la propagande. Leur traduction soulève de nombreuses difficultés liées à la persistance du narratif soviétique, plus tenace à l’étranger qu’en Russie, à l’accessibilité des sources (dans certains cas éparses et lacunaires, dans d’autres, au contraire, strictement contrôlées par les archives d’État).
Discutantes : Dorothée Cailleux, Lucia Quaquarelli
Discutantes : Dorothée Cailleux, Lucia Quaquarelli
Mis à jour le 09 février 2026