journées d'étude / Espace et déplacements. Mobilité, Motilité, cartographies narratives

Publié le 14 mars 2018 Mis à jour le 14 mars 2018

projet scientifique et organisation / Adrien Frenay, Université Paris Nanterre

Date(s)

du 14 décembre 2017 au 15 décembre 2017

Lieu(x)
Salle de séminaire 2, bâtiment Max Weber
« Vous êtes ici ». La littérature cartographie (R.T. Tally Jr, 2013). Elle nous donne des repères grâce auxquels nous pouvons nous orienter et comprendre le monde et fonctionne comme opérateur de nouvelles spatialisations. Etudier ce qu’il en est de la spatialité dans la fiction serait donc susceptible de nous faire comprendre ce qu’il en est de notre propre rapport à l’espace, au lieu que nous occupons, dans un monde où les directions transcendantes s’effacent progressivement.
Or, s’il est important de pouvoir se localiser, c’est souvent afin de mieux se déplacer, afin de parcourir, de cheminer, de tracer, sur des cartes imaginaires ou imaginées, des itinéraires. Plus encore, s’il a été possible de penser la localisation comme support privilégié de l’idée même de culture, il semble que nous assistions aujourd’hui à une inversion qui fait du déplacement, du mouvement, de la migration des pratiques constitutives des significations culturelles (G. Benvenuti, 2008).
Interroger la narration sous l’angle de la spatialité peut donc, aux côtés des études consacrées à des espaces « immobiles » (la maison, la ville, le désert, le paysage, etc.), prendre la forme d’un questionnement des expériences de mobilités spatiales (configurations et reconfigurations géographiques, motilité, déplacements) qu’elle propose.
Depuis le temps de la « littérature ambulante », dont parle Théophile Gautier à propos de Nerval et de Rousseau, les transformations des dispositifs cartographiques et l’évolution des modes de transports ont radicalement changé la manière de voyager et de se déplacer. De la marche aux vols supersoniques, du portulan aux coordonnées GPS, la fiction nous dit-elle toujours la même chose de l’espace qu’elle représente ? Cet espace parcouru est-il bien toujours un espace, alors même qu’il semble de plus en plus difficile de le voir, de le sentir ou de l’entendre, à mesure que la vitesse augmente ? Comment la représentation de la mobilité permet-elle de reconfigurer l’expérience spatiale et temporelle ? Quel impact la représentation de la mobilité spatiale a-t-elle sur le monde ?

Partenaires :
Journées organisées avec la collaboration des équipes de recherche CSLF, LAVUE et de l'UFR LCE

Mis à jour le 14 mars 2018