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[Journée d'étude] La/les communauté(s) entre local et global : nouvelles perspectives et nouveaux chantiers

Publié le 15 octobre 2019 Mis à jour le 1 décembre 2019

Journée d'étude organisée dans le cadre du projet Paris Lumières "FABRIQUE DU GLOBAL".

Date(s)

le 3 décembre 2019

14h-19h
salle VR13
Lieu(x)
Bâtiment V (Ida Maier)
Dans la suite de la journée d'études organisée en décembre 2018 et intitulée « Les fabriques du global : acteurs, récits, communautés transnationales », il s'agira de prolonger la réflexion sur ce que, parmi toutes les formes d'associations possibles, la forme « communauté » nous permet de comprendre de notre situation et de notre futur face aux transformations sociétales en cours et à venir, notamment liées à la crise environnementale et en particulier aux dangers du modèle productiviste–extractiviste.

La prise en compte récente de l'urgence liée à notre entrée dans l'anthropocène, soit un changement d'ère géologique caractérisé par l'action délétère des activités humaines sur l'environnement terrestre, mieux identifié de ce point de vue par le nom de "capitalocène", pose en effet de façon critique la question des réinventions possibles du commun (ce qui nous lie aux autres hommes et, au-delà, à notre environnement) ainsi que celle de la réappropriation des « biens communs », soustraits à la propriété individuelle capitaliste. Pour nous aider à nous orienter dans ces nouvelles conditions d'existence, qui rebattent en particulier les cartes du local et du global telles que la « mondialisation » nous avait appris jusqu'à récemment à les distinguer, les pensées sociologiques, anthropologique, philosophiques et politiques de la modernité et de la mondialisation ont dû rapidement tenter de s'adapter et s'affiner, nous forçant en particulier à résister aux oppositions trop sommaires. Ainsi les réflexions de Jean-Luc Nancy sur le « sens du monde » (La Création du monde ou la mondialisation, 2002 ; Dans quel monde vivons-nous ?, 2011), ou les analyses de Bruno Latour sur « le terrestre » (Enquête sur les modes d'existence, 2011, Où atterrir ? 2016) invitent par exemple à penser notre condition à nouveaux frais. De même, en écho ou plus souvent à l'écart de ces nouvelles formulations théoriques, venant cette fois du « terrain », des formes d'expérimentation concrètes (par exemple dans l'aménagement du territoire, la pratique des ZAD, où s'expérimente un design du commun et de la communauté) ont tenté de faire émerger de nouvelles connaissances et compréhensions de notre situation planétaire. C'est la rencontre entre ces deux fronts de l'actualisation forcée de notre rapport au monde et aux regroupements humains qu'il faut examiner en profondeur et à quoi cette journée d'étude espère contribuer.

Projet scientifique / Rémi Astruc, Pascale Cohen-Avenel
Participants à la table-ronde / Luciano Aletta (architecte), Rémi Astruc (comparatiste), Antonin Chambon (philosophe), Cleber Lambert da Silva (philosophe)

Discutants / André Filler, Lucia Quaquarelli, Jean-Robert Raviot

Mis à jour le 01 décembre 2019